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29 août 2018

Quel encadrement psycho-social pour les policiers?

Question orale de Madame Nawal, Députée Fédérale, adressée à Monsieur Jan Jambon, Ministre de l’Intérieur, à propos de l’encadrement psychosocial à la police.

 

Monsieur le Ministre,

Je vous ai déjà interrogé sur la problématique du burn-out à la police. Vous indiquiez, dans votre dernière réponse à ce propos que 159 interventions individuelles avaient été recensées entre le 1er mai 2017 et le 1er mai 2018. Ce qui prouve qu’il s’agit là d’un phénomène important.

Pour encadrer cette problématique, les policiers peuvent compter sur les conseillers psychosociaux, trop peu nombreux, selon les acteurs de terrain. Dans ce cadre, vous m’expliquiez qu’un engagement de conseillers était prévu à la prochaine mobilité, et vous disiez également avoir recours à une société externe pour renforcer le service interne, le temps que certains conseillers soient totalement formés.

Mes questions sont les suivantes :

-Y-a-t-il eu de nouveaux engagements pour l’équipe psychosociale en interne ? Combien de conseillers sont maintenant à la disposition des fonctionnaires de police ?

-Où en sont les formations par la société externe ? Quel cout représente cette intervention externe ?

-Si ce n’est pas déjà le cas, une fois les conseillers internes formés, comptez-vous encore faire appel à la société externe ?

Merci, Monsieur le Ministre, pour vos réponses.

 

Jan Jambon, Ministre: Madame Ben Hamou, Par rapport à la situation décrite dans cette réponse, j’avais annoncé que le service psychosocial au sein de la direction pour la prévention et la protection au travail de la police fédérale (CGWB), devrait compter à la fin de l’année 7 conseillers. Des démarches sont en cours et si tout se déroule bien, ce service pourrait en fin d’année avoir un cadre complet de 8 personnes.

 Pour le moment, le service psychosocial de CGWB compte 1 chef de section et 5 conseillers en prévention aspects psychosociaux, dont 4 conseillers en prévention qui suivent encore la formation externe, soit à l’université soit dans une haute école, afin de remplir les conditions imposées par la législation.

Il y a 1 poste vacant néerlandophone qui sera ouvert à la prochaine mobilité. Il y a à la fois 1 glissement prévu d’un conseiller en prévention sécurité au travail vers un conseiller en prévention aspects psychosociaux, fin 2018.

D’où, dans le futur, le service aspects psychosociaux comportera donc 8 personnes.

Question 2 :

Un service externe pour la prévention et protection au travail est sollicité lorsqu’un employeur ne dispose pas de propres moyens pour exécuter les tâches prévues par la législation du bien-être.

Il ne dispense pas de formation au profit des conseillers en prévention. Les formations sont suivis soit à l’université soit dans une haute école (comme je viens de mentionner dans ma première réponse).

Le service externe auquel la police fédérale fait appel, exécute  d’une part des enquêtes des interventions psychosociales formelles suite aux harcèlements au travail et d’autre part des examens médicaux pour les membres du personnel de la Direction interne pour la prévention et protection au travail de la police fédérale.

De plus, la police fédérale a collaboré avec le service externe pour la prévention et protection au travail pour le coaching interne des conseillers en prévention aspects psychosociaux à raison de 4 interventions par an. Cela concerne l’intervision présumée des conseillers en prévention aspects psychosociaux par rapport à l’approche des dossiers formels et informels par un coach expérimenté du service externe de prévention.

Au total un montant annuel de 20.000 euros est prévu pour faire appel à un service externe.

Question 3 :

Ces prestations par le service externe seront systématiquement achevées au moment où les conseillers en prévention sont formés et qu’ils peuvent exécuter les tâches de façon autonome.

Une attribution de service minimal par le service externe  existera toujours au profit des travailleurs de la direction interne de prévention et protection au travail (examens médicaux et intervisions).