L’écartement prophylactique des femmes enceintes remis en question?

Monsieur le président, madame la ministre, certains secteurs, certaines professions, certaines activités comprennent des dangers pour la santé des femmes enceintes et de leur bébé. D’où la nécessité de les écarter temporairement pour qu’elles ne courent aucun risque pendant leur grossesse.

Vous en conviendrez, la protection de la maternité est essentielle dans le monde du travail. Vous savez d’ailleurs qu’aujourd’hui encore elle engendre de nombreuses discriminations à l’égard des femmes, ce qui est totalement inacceptable pour mon groupe.

Vous avez annoncé vouloir revoir le système d’écartement pour les femmes enceintes. J’entends bien que certaines femmes se sentent assez en forme pour continuer à travailler si le risque est écarté dans l’entreprise. C’est tout à leur honneur et, quand c’est possible, elles doivent avoir le choix. Mais il est évidemment impensable d’envisager une réforme globale sans tenir compte des spécificités des métiers et des fonctions; d’abord parce que c’est au médecin de donner la règle générale et à la médecine du travail de la mettre en œuvre dans le monde professionnel; ensuite, parce que dans la sphère économique, la notion du libre choix, plus encore pour les femmes, doit être maniée avec précaution.

Finalement, il y a des mots que nous ne pouvons pas entendre lorsqu’il s’agit de protéger la grossesse et la santé des femmes: « économie » et « austérité ». Ils n’ont pas de place dans ce débat.

Madame la ministre, quel est l’objectif réel de cette réforme? Laissez-moi vous dire que nous ne sommes pas dupes. Nous savons les économies que vous poursuivez. Vous avez annoncé entamer les discussions avec le patronat dans ce cadre. Permettez-moi de vous dire que c’est avec la médecine du travail et les représentants des travailleurs concernés que vous devez d’abord discuter. Est-ce prévu?

J’aimerais, enfin, que vous me confirmiez qu’en aucun cas, dans la réforme que vous envisagez, la femme enceinte sera contrainte de poursuivre son travail si elle ne le souhaite pas et qu’elle continuera à être protégée de la même manière face au licenciement.

Réponse de Maggie De Block

Je vous remercie, madame Ben Hamou. Je vous félicite également pour la naissance de votre bébé. Heureusement, vous n’avez pas été écartée. Ce métier est pourtant parfois dangereux!

Permettez-moi de préciser quelques éléments. Il y a eu de la confusion et les propos de certains n’ont pas aidé à clarifier la question. Tout d’abord, il faut écarter les femmes enceintes des risques visés dans la législation. En effet, il est évident que les femmes enceintes ne peuvent pas être exposées à des risques comme les produits chimiques ou porter des charges lourdes, etc.

Écarter d’un risque ne veut pas forcément dire écarter du travail. J’espère que nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il ne faut pas obliger inutilement les femmes à rester chez elles. À mon avis, les femmes préfèrent prendre leurs propres décisions au minimum. Bien sûr, il faut les écarter directement du risque mais avant de les écarter définitivement du travail, il faut chercher une solution pour un travail adapté. Cela peut être une reprise à temps partiel ou un autre poste, comme cela est prévu dans la loi.

Si le travail adapté n’est pas possible, la femme est alors écartée. Il s’agit d’une obligation légale. Cela demande un certain effort de la part de l’employeur pour analyser la situation et trouver une solution. Les chiffres montrent que l’écartement total est la voie majoritairement utilisée et que l’écartement partiel reste anecdotique. Et là, je pense que l’on peut faire mieux dans l’intérêt de certaines femmes.

Pour les femmes, il est très frustrant d’être écartées en début de grossesse, si tout se passe bien. En effet, selon le personnel, travailler dit des contacts humains dans le cadre son activité, des revenus professionnels, sans compter l’impact en termes de confiance en soi et la reconnaissance que cela engendre.

On observe sur le terrain que, dans un même secteur à taille comparable, certains employeurs trouvent des solutions, contrairement à d’autres. Il s’agit donc plutôt de volonté et de culture d’entreprise; je pense ici notamment aux hôpitaux.

C’est la raison pour laquelle nous voulons lancer, comme le prévoit ma note de politique générale, une campagne d’information et de sensibilisation pour encourager les employeurs à trouver des solutions dans l’intérêt des femmes.

Réplique de Nawal Ben Hamou

Madame la ministre, je vous remercie pour vos réponses. C’est vrai, voici quelques mois, je me tenais ici devant vous, avec mon ventre rond. J’attendais mon petit garçon. Si j’ai pu être là, c’est parce que j’ai la chance d’avoir un travail qui m’a permis de poursuivre ma grossesse dans des conditions confortables.

Malheureusement, madame la ministre, ce n’est pas le cas pour les infirmières qui travaillent dans les homes et les hôpitaux. Ce n’est pas le cas non plus des policières, des ouvrières qui portent des charges lourdes, des enseignantes, des puéricultrices, etc. Je ne comprends pas que le médecin et la maman que vous êtes ne soit pas du côté de ces femmes.

Pour mon groupe, la santé ne peut jamais rimer avec austérité. Nous voulons protéger la santé de ces femmes enceintes et de leur bébé. Certes, être enceinte, ce n’est peut-être pas une maladie mais les femmes ne sont pas des robots et, pendant qu’elle crée la vie, protégeons-les!

Nawal Ben Hamou question sur le « sugardating »

La députée fédérale Nawal Ben Hamou (PS) interroge la secrétaire d’état à la lutte contre la Pauvreté et la l’Egalité des chances sur la campagne publicitaire pour le site de sugardating « RichMeetBeautiful » en séance plénière ce jeudi 28 septembre.

Députée Nawal Ben Hamou – Question d’actualité en séance plénière du 23 mars 2017

Question au Ministre de l’Intérieur sur le ras-le-bol généralisé de la police fédérale.

Intervention en plénière: comment sera utilisé le budget des services de sécurité?

Plus de 2 mois après l’annonce d’un budget de 400 millions d’euros pour les services de sécurité, nous attendons toujours une présentation concrète de l’utilisation de cette somme. Nawal Ben Hamou a interpellé le ministre Jambon le 21 janvier dans ce sens lors des questions d’actualités en séance plénière . « Quelle est la liste de vos projets, Monsieur le ministre, pour ces 400 millions, au-delà de l’effet d’annonce ? Avez-vous quelque chose de concret ? ». Découvrez la vidéo.

‘Ik ben een echt Zinneke »: le portrait de TV Brussel! (28/01/2016)

 

 

Ils s’appellent Khalid, Malika, Oussama, Mourade ou Zehra… et ils sont Belges !

« Non, je ne suis pas vidéaste ou journaliste, mais c’est bel et bien via un support vidéo que j’ai choisi, aujourd’hui, de faire passer un message qui me tient particulièrement à cœur. Celui de l’espoir et de la tolérance.

J’ai été profondément heurtée ces dernières semaines par les accusations teintées d’amalgames dont les communautés d’origine Marocaine et Turque de Bruxelles ont été la cible.

On parle d’échec d’intégration, de communautarisme, de radicalisation, de repli sur soi… Autant de mots qui divisent au lieu d’unir à l’heure où notre pays doit faire face à la menace terroriste qui amène son lot de craintes, d’intolérance et de peur de l’autre.

En tant que Députée Fédérale Belge d’origine Marocaine et Turque, il est de mon devoir d’œuvrer pour le vivre ensemble.

Pour ce faire, je suis allée à la rencontre d’une vingtaine de jeunes belges, enfants ou petits-enfants d’immigrés. Ils sont nés ici, ont grandi dans les rues de Bruxelles, et forts de leurs deux cultures ils ont su trouver leur place dans notre société.

Ils s’appellent Khalid, Malika, Oussama, Mourade ou Zehra et ils sont Belges !

Loin des clichés, des amalgames, il s’agit de jeunes actifs dans différents domaines qui forment un panel de portraits. Objectif : démontrer que les origines ne doivent pas être un obstacle.

Cette vidéo n’a pas pour prétention de convaincre les indécis ou de justifier quoi que ce soit. Elle est simplement un outil pour véhiculer un message aux jeunes des communautés citées : « vous pouvez trouver votre place » ! »

Nawal Ben Hamou,

Député Fédérale.

Audition de Théo Francken: Amalgames et peur de l’étranger au programme

Capture d’écran 2014-11-19 à 22.42.32Concentration en commission lors de l’audition du secrétaire d’état Theo Francken durant laquelle le groupe PS a tenté de trouver du positif. Mission difficile tant l’exposé de ce dernier transpirait la crainte, la peur de l’étranger et était résolument bourré d’amalgames! A noter que l’homme, désormais connu pour avoir participé à des événements prônant la collaboration avec les nazis durant la guerre, s’est présenté face à l’audience accompagné d’un collaborateur d’origine Africaine. Une stratégie de communication finement pensée afin de donner une image d’ouverture et de tolérance. Une manipulation des foules qui n’a pas fait mouche! Les caméras de la RTBF étaient présentes en commission. Reportage a découvrir en cliquant sur ce lien: http://www.rtbf.be/video/detail_jt-19h30?id=1972184#/?t=235 

Télé Bxl : « Une élue surprise à la Chambre ».

Rencontre dans Bruxelles, au lendemain de l’annonce des résultats.

Reportage de la RTBF: « la policière qui devient députée »

Capture d’écran 2014-10-03 à 10.07.40

 

 

 

 

 

A voir et à revoir, le reportage de la RTBF qui dresse le portrait de votre députée tandis qu’elle salue ses anciens collègues de la police. Une séquence diffusée le 19 juin dernier sur les ondes de  la télévision publique.

Accédez à la vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://www.rtbf.be/video/detail_portrait-de-nawal-ben-hamou-la-policiere-qui-devient-deputee?id=1936771