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30 septembre 2014

Un GSM contre la violence aux femmes

Découvrez ci-après un article de la Dernière Heure, rédigé par Gilbert Dupont,traitant du projet, soutenu par une proposition de loi co-signés par Eric Thiébaut, Willy Demeyer et Nawal Ben Hamou, qui a pour objectif la protection des femmes battues.

« FAITS DIVERS La Belgique va étudier un projet pour combattre la violence faite aux femmes

Après l’Espagne et quelques départements français, la Belgique pourrait devenir le troisième pays en Europe à adopter un système performant d’aide urgente aux partenaires menacés gravement de violences physiques dans leur relation de couple : la remise d’un GSM dit « de grand danger ».
Le projet, soutenu par une proposition de loi, consiste à confier au conjoint en danger un téléphone portable relié – via un numéro pré-enregistré – à une centrale d’appel d’urgence garantissant une intervention policière rapide en quelque lieu que ce soit, le GSM étant équipé d’un procédé de géolocalisation.

Ces dix dernières années, combien de partenaires – quasi exclusivement des femmes – furent grièvement blessées voire tuées – à la suite de coups portés par le conjoint. Et les enquêtes ont montré que la victime se sachant en danger avait alerté en vain le service de police, souvent désemparée de sortir du commissariat sur de belles promesses.

Des victimes qu’on aurait pu (et dû) sauver si un système efficace d’alerte avait existé.

C’est ce que les députés Nawal Ben Hamou (PS), Eric Thiébaut (PS) et Willy Demeyer (PS) veulent mettre en place dès la présente législature.

Leur proposition n’attend que l’arrivée du prochain ministre de la Justice.

Leur système s’inscrit dans des règles strictes : la décision de confier un GSM de grand danger sera prise par les parquets sur base d’une plainte circonstanciée pour violence intrafamiliale et la victime devra résider dans un autre lieu que le partenaire mis en cause.

Le parquet informera la centrale d’appel d’urgence. La décision sera notifiée aux deux partenaires; elle sera limitée à une période de 6 mois éventuellement renouvelable; elle fera l’objet d’une évaluation et pourra être retirée en cas d’abus ou de disparition avérée de la menace. La centrale d’appel sera informée des principaux lieux fréquentés par le bénéficiaire.

En Espagne , où le système existe depuis exactement dix ans, 105.000 GSM de grand danger ont déjà été financés.

L’usage paraît plus mesuré en France où il est pratiqué en Seine-St-Denis, dans le Val d’Oise, à Dijon et dans le Bas-Rhin. En Alsace, 12 GSM de grand danger ont été remis à des femmes en deux ans, sur lesquels 8 ont servi pour donner l’alerte, entraînant l’intervention immédiate de la police et l’incarcération de cinq hommes violents.

En Seine-Saint-Denis, 43 femmes ont été admises en deux ans au dispositif, et les téléphones de grand danger ont servi 38 fois. Le coût – calculé en France à 134 euros par appareil et par mois – est jugé modique dès lors qu’il s’agit d’éviter des drames comme on en connaît à longueur d’années.

Et de transformer en actes des promesses de mieux combattre concrètement la violence faite aux femmes. »

Pour découvrir la proposition de loi co-signée par Nawal Ben Hamou, clickez ici: téléphone d’urgence

One Comment on “Un GSM contre la violence aux femmes

Peters
21 janvier 2016 chez 19 h 06 min

Et les hommes battus on en parle jamais !?

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