Policiers à Anvers, comment s’organise leur recrutement?

Questions jointes de

Mme Nawal Ben Hamou au vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur  sur « le recrutement des policiers à Anvers »  

M. Philippe Pivin au vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur sur « le processus de sélection et de recrutement des policiers dans les zones de police »    

M. Alain Top au vice-premier ministre  l’Intérieur sur « le recrutement de policiers » 

Nawal Ben Hamou (PS): Monsieur le président, monsieur le ministre, vous avez approuvé, il y a plusieurs mois maintenant, un projet pilote visant à organiser le recrutement de policiers par la commune d’Anvers elle-même, passant outre toutes les procédures de sélection habituellement mises en place au niveau fédéral.

Nous savons que la Ville d’Anvers compte ainsi engager près de 500 agents au cours d’une période test qui a débuté au printemps 2016. L’objectif annoncé est de faire en sorte que les policiers soient plus représentatifs de leurs citoyens. Dans les faits, c’est aussi une façon, me semble-t-il, d’attribuer aux pouvoirs locaux plus de compétences en la matière et d’ainsi échapper aux critères objectifs imposés par les procédures fédérales. Quoi qu’il en soit, le projet pilote court depuis un petit temps à Anvers et je voudrais savoir où en sont les procédures de recrutement communales.

Monsieur le ministre, combien de policiers ont-ils déjà été recrutés par la Ville? Les procédures d’engagement sont-elles plus rapides que via le canal officiel fédéral? Comment sont organisées, de façon pratique, les sélections? Pendant combien de temps la Ville d’Anvers pourra-t-elle procéder à ces recrutements dans le cadre de ce projet pilote? Comment s’annoncera la suite pour la Ville? Quelles constatations ou conclusions peut-on déjà tirer de ce projet?

Réponses du Ministre  de l’Intérieur Jan Jambon

Jan Jambon, ministre: Monsieur le président, merci pour ces questions. Je vais répondre à la première question de M. Top et à la deuxième ainsi qu’à la troisième question de Mme Ben Hamou ensemble. Fin août 2016, voici quelques semaines, j’ai reçu à deux reprises une délégation de la police locale d’Anvers et de la police fédérale afin de discuter de l’évaluation intermédiaire du projet de la zone locale de police à Anvers. Cela concerne le recrutement, la sélection, la formation en vue d’accroître la diversité. Il ressort de ces entretiens que ce projet et la manière dont celui-ci prend forme génèrent des résultats positifs, mais que ledit projet a également un impact non négligeable sur la police d’Anvers et sur l’entité fédérale. Au sein de l’entité fédérale, c’est évidemment le service de recrutement et de sélection qui note un impact, et pas le moindre en ce qui concerne la phase de lancement et les ressources qu’il nécessite. Le projet de recrutement de personnel a été lancé en automne 2015 afin de subvenir aux besoins spécifiques de la police locale d’Anvers, de remédier à la vague imminente de départs à la retraite, de recruter parmi tous les niveaux d’enseignement, d’amener davantage de diversité au sein du corps de police pour refléter le contexte urbain anversois, d’écourter le temps nécessaire au processus de recrutement, d’accroître le pourcentage de réussite et d’attirer 100 candidats.

 Het gaat om een proefproject van twee jaar. In de zomervakantie van 2016 werd, zoals ik zei, de eerste evaluatie gemaakt. Tot vorig jaar duurde de gemiddelde selectieprocedure tussen 8 en 12 maanden. Dat werd in het proefproject gereduceerd tot een gemiddelde doorlooptijd van 4 maanden. De voortrajecten om kandidaten te begeleiden, hebben hun vruchten afgeworpen. Het slaagpercentage ligt 4 % hoger dan het slaagpercentage van de selecties die federaal worden georganiseerd. Het beperkte verschil is deels te verklaren door het feit dat een belangrijk aantal van de kandidaten beroepsonderwijs had gevolgd. Er worden vooral kandidaten uit de stad of de provincie Antwerpen aangetrokken. Dat was ook expliciet de bedoeling. Het project werd positief ervaren door alle betrokken partners: de lokale politie Antwerpen, de opleidingsschool Campus Vesta en de federale politie. De campagne zal opnieuw worden gelanceerd, waarbij onder meer prioriteit zal worden gegeven aan één digitaal platform om de kandidaten in te schrijven en te verwerken. Dat digitaal platform werd tijdens de eerste maanden van het proefproject geleidelijk ontwikkeld en is nu klaar. Ik geef nog enkele concrete cijfers. Tussen de start van de rekruteringscampagne en nu schreven er al meer dan 800 kandidaten zich in voor de job van inspecteur bij de lokale politie Antwerpen: 27 % daarvan heeft een migratieachtergrond, 23 % is vrouw, 80 % komt uit de provincie Antwerpen, waarvan 30 % uit de stad. De gemiddelde leeftijd van de kandidaten is 26 jaar. Dertig aspirant-inspecteurs startten op 1 september 2016 op Campus Vesta. De eerste klas telt 4 vrouwen en 26 mannen en 14 % heeft voornamelijk een Marokkaanse, Turkse of Nederlandse migratieachtergrond. La sélection s’effectue conformément au cadre réglementaire. Le modèle de compétences et les compétences clefs sont identiques. Cela signifie qu’il est fait usage de la procédure et des normes fédérales, que les épreuves de sélection et les tests utilisés sont pareils et que le président de la commission de sélection et de la commission de délibération fait partie du service « recrutement et sélection » de la police fédérale, comme je l’ai déjà indiqué. Les assesseurs locaux peuvent être proposés par la police locale d’Anvers. Madame Ben Hamou, pour votre deuxième question, le 28 octobre 2015, j’ai déjà expliqué dans ma réponse en commission de l’Intérieur, des Affaires générales et de la Fonction publique aux questions jointes relatives à ce projet pilote qu’il serait évalué dans sa globalité au terme de deux années.

Mijnheer Top, wat uw tweede vraag betreft, ik kan u geen cijfers geven over de evolutie van het aantal allochtone kandidaten, aangezien hierover geen cijfers werden bijgehouden. Wel kan ik u meedelen dat van de kandidaten die zich aanmeldden voor de eigen werving, 27 % een migratieachtergrond had. Voor de eerste evaluatie heb ik de beide partners gevraagd om via gerichte informatie de lokale korpsen te briefen over wat een en ander allemaal inhoudt en te onderzoeken welke nieuwe projecten op het getouw kunnen worden gezet. Nieuwe initiatieven zullen gebaseerd zijn op de ervaring van de Antwerpse lokale politie en op de presentatie die ik van haar heb gekregen. Wij zullen precies die presentatie geven via de Vaste Commissie van de Lokale Politie aan alle korpsen die geïnteresseerd zijn om in het project te stappen. Antwerpen heeft daarin ook aangegeven welke middelen het daarin gestopt heeft op het vlak van human resources en informatica met het informaticaplatform, wat de resultaten zijn, wat de positieve punten zijn en hoe het een en ander eventueel zal bijsturen. Niet iedereen zal dus zomaar in het project kunnen stappen. Daar moeten middelen tegenover gezet worden. Daarbij zouden we het Vlaams model van de ontvoogde gemeente in het kader van de ruimtelijke ordening willen hanteren. Als lokale korpsen aan bepaalde voorwaarden voldoen, dan kunnen zij een gedeelte van het rekruteringstraject voor hun rekening nemen. Dan hoeft de federale politie alleen de audit doen. Op basis van de gestandaardiseerde werkhypothese, met inbreng van resources vanuit de ondersteunende entiteit en de vragende entiteit, de lokale en federale politie dus, zal er een beperkt dan wel een breder aanbod zijn. Momenteel heeft een beperkt aantal politiezones – ik noem Gent, Machelen-Vilvoorde, MechelenWillebroek, Brussel Hoofdstad-Elsene en nog een paar zones – al officieel de vraag gesteld om een gelijkaardig project als dat in de politiezone Antwerpen te kunnen opstarten, maar omdat ik regelmatig het terrein op ga, weet ik dat iedereen ernaar kijkt en vroeg of laat wel in zoiets wil instappen. Vandaar vind ik het heel belangrijk eerst een informatiesessie te organiseren voor de Vaste Commissie van de Lokale Politie, samen met de geïnteresseerde zones.

Nawal Ben Hamou: Je remercie le ministre pour ses réponses. Il est plus que temps que les autorités soient plus représentatives de leurs citoyens, mais j’avais encore une question, par ailleurs, à poser sur les questions pratiques de la sélection. Comment se passe-t-elle? Se déroule-t-elle dans la commune même ou au fédéral? Je n’arrive pas à très bien comprendre le mécanisme.

Jan Jambon, ministre: On opère une distinction: le recrutement consiste à faire de la publicité pour attirer des candidats. Cela est réalisé par les zones elles-mêmes, dans les quartiers, dans l’enseignement. Puis, on reçoit les candidatures et là, commence la phase de sélection. Cela est géré par la zone et le service de recrutement de fedpol, la police fédérale, ensemble. Le rôle de fedpol est de vérifier si les critères correspondent et sont appliqués. Ensuite, Anvers a développé un système spécifique, qui guide les gens. On ne diminue pas les normes, mais on accompagne les candidats. S’ils réussissent, ils passent, mais s’ils ne réussissent pas, on regarde ce que l’on doit faire avec eux pour qu’ils réussissent. Cela se passe pendant la phase de sélection, mais aussi pendant la phase d’enseignement et de formation. Là aussi, un accompagnement est fourni par les zones locales. Qu’est ce que cela signifie? C’est vraiment un investissement du côté de la zone locale. C’est à cause de cela que je dis que chaque zone ne peut pas faire ces efforts. Monsieur le président, je suis prêt à faire cette présentation également devant la commission.

Nawal Ben Hamou: Oui, je voudrais bien. Il serait intéressant de voir comment cela se déroule.

Jan Jambon, ministre: Ce serait intéressant pour voir les leçons à tirer, et quelle était l’approche à Anvers. Sur certains points, ils disent qu’ils doivent s’améliorer, car tout n’était pas bien du premier coup. On peut vraiment organiser une session avec la police fédérale et la zone d’Anvers pour vous présenter cette évaluation intermédiaire.

Nawal Ben Hamou: Oui, nous prenons note.