Plus de formateurs dans les écoles de police

Question de Mme Nawal Ben Hamou au ministre de l’Intérieur, sur « le nombre de policiers recrutés »

Nawal Ben Hamou (PS): Monsieur le président, monsieur le ministre, à plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de vous interroger sur le recrutement des fonctionnaires de police. Je vous avais alors fait remarquer que le plafond des 800 engagements annuels me semblait bien dérisoire pour combler le déficit de fonctionnaires de police, d’autant plus qu’il faut prendre en compte les départs à la retraite et la menace terroriste qui mobilise beaucoup de personnel. Vous avez – et j’en suis heureuse – changé de cap et enfin pris conscience qu’il était nécessaire de repousser le plafond. Cela dit, vos précédentes mesures prévoyaient d’adapter les équipes de formateurs dans les écoles de police en fonction du nombre d’aspirants revu à la baisse. Aujourd’hui, je m’inquiète donc de l’encadrement de ces aspirants policiers. Autre inquiétude: celle de la liste d’attente des aspirants policiers, certains étant inscrits depuis très longtemps. Monsieur le ministre, avec le nombre de policiers engagés revu à la hausse, les équipes de formateurs dans les écoles de police seront-elles adaptées en nombre et en capacité? De quelle façon les candidatures des aspirants policiers sur la liste d’attente seront-elles gérées? Sont-ils prioritaires? La campagne de recrutement engrange-t-elle les résultats escomptés en termes de nombre de candidatures via jobpol?

 

Réponse de Jan Jambon, ministre de l’Intérieur

Jan Jambon, ministre: Monsieur le président, madame Ben Hamou, pour répondre à votre première question, un contingent de 58 formateurs de la police fédérale est mis à la disposition des écoles de police agréées. Pendant les cycles de mobilité précédents des initiatives ont été prises pour occuper les emplois vacants. Donc, le nombre sera augmenté de 58 formateurs. Je dois vous avouer ne pas bien comprendre la teneur de votre deuxième question. Vous me demandez si une priorité sera accordée aux aspirants policiers. Les candidats sont en permanence placés sur la liste de réserve en raison de leur date de candidature, conformément à l’article 4.1.30, § 2 de l’arrêté royal du 30 mars 2001 portant la position juridique du personnel des services de police. L’ordre d’appel en formation de base est organisé en fonction de ce classement, du régime linguistique, du choix des candidats d’être admis dans l’une ou l’autre des académies de police selon les quotas d’aspirants policiers dévolus à chacune d’elles, en tenant compte de leur capacité d’accueil. Seuls pourraient déroger à cette règle et être admis plus rapidement en formation des candidats ayant manifesté leur intérêt pour un recrutement immédiat ou complémentaire tel qu’envisagé dans la circulaire ministérielle GPI 73 du 14 mai 2013. Pour l’instant, seule la police locale d’Anvers procède à un recrutement complémentaire sur fonds propres. Donc, nous avons commencé des formations planifiées le mois dernier. D’autres suivront en septembre et en octobre. Si une grande zone de police comme Anvers souhaite en ajouter une quatrième, elle peut le faire. Pour votre troisième question, la communication de recrutement pour le cadre de base a abouti aux résultats escomptés. Nous observons cette année, pour les candidats inspecteurs, une hausse de 36 % par rapport à 2015, et ce pour la période entre le 1er janvier et le 31 mai. Notez également la forte participation, avec 7 000 personnes, aux journées portes ouvertes organisées au sein de chaque académie de police en mars dernier. L’enquête de marketing, soumise à chaque dépôt de candidature, montre à ce propos une augmentation en 2016 de 12 % de candidats postulants après une journée portes ouvertes. Les nombreuses activités de recrutement – déjà 102 événements en 2016 – expliquent aussi l’attirance pour la fonction de policier. Il s’agit de salons de l’emploi, de sessions d’information, de rencontres dans les écoles, de communications sur divers médias et de points de contact dans les zones de police.