Pension des policiers. – Prise en compte de la pénibilité du travail

Question Ecrite de Nawal Ben Hamou :

Alors que le dossier de la pension des policiers n’en finit pas de s’enliser, une question en particulier est venue rendre le dialogue social plus difficile encore, à savoir celle de la définition du métier lourd au sein de la police. Il semblerait que la volonté du gouvernement soit de ne pas considérer le métier de policier comme un métier lourd, mais seulement certaines tâches, de telle manière qu’il suffirait de démettre un agent de ces tâches en faveur d’autres missions pour ne pas avoir à envisager un nombre réduit d’années de cotisation comme compensation à la lourdeur de ces tâches. Une telle mesure ne manquerait pas de poser de nombreux problèmes organisationnels, sans parler du précédent que cela représenterait dans le cadre de négociations à venir dans d’autres secteurs. 1. Confirmez-vous que la volonté du gouvernement est de ne pas considérer le métier de policier comme un métier lourd? Envisagez-vous de « segmenter » le travail pour ne plus définir que des « tâches lourdes »? 2. a) Si vous deviez suivre cette voie, quelle en serait la conséquence sur le recrutement et les carrières du personnel chargé principalement des tâches jugées « non lourdes »? b) Faut-il comprendre que votre option est, pour schématiser, de remplacer le personnel CaLog par des policiers en fin de carrière, contraint dès lors d’apprendre un nouveau métier – moins valorisé – à l’approche du départ en retraite? Ce serait, je pense un très mauvais signal, tant vis-à-vis du personnel occupant aujourd’hui ces fonctions que vis-à-vis des policiers amenés à les remplacer. Un signal qui risque de porter un coup important à la motivation de nombreux agents et, du même coup, à la qualité du service rendu au citoyen.