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Nawal Ben Hamou interroge le ministre sur « le gel des formations et du recrutement à la police ».

 Question de Mme Nawal Ben Hamou au vice-premier ministre et ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, chargé des Grandes Villes et de la Régie des Bâtiments, sur le « gel du recrutement et des formations des fonctionnaires de la police » (n°388)

Nawal Ben Hamou (PS): Monsieur le président, monsieur le ministre, selon la presse, 300 formations donnant accès au métier d’inspecteur de police viennent d’être annulées à l’échelle nationale. Ainsi, en Hainaut, l’admission de 50 aspirants policiers au sein de l’Académie provinciale de la police du Hainaut a été avortée. Ces formations de 12 mois représentent 75 % des modules dispensés par les académies de police.

 Par ailleurs, il me revient que, dans le cas de l’ERIP bruxelloise, un gel des budgets a contraint à l’annulation du recrutement de plusieurs dizaines d’aspirants ayant réussi les tests d’admission, dont certains ont eu à démissionner de leurs fonctions dans le secteur privé, sans espoir de retour et se sont ainsi retrouvés sans ressources.

Après l’annonce des modifications des conditions de fin de carrière et de mise en non-activité des fonctionnaires de police dans l’accord de gouvernement, le monde policier se voit maintenant amputé de ces nouvelles recrues potentielles, en dépit des objectifs annoncés par la majorité précédente de 1 400 nouveaux agents par an, objectifs que votre formation politique n’a pas manqué de soutenir lorsqu’elle était dans l’opposition.

Monsieur le ministre, comment justifiez-vous ce qui ressemble à un abandon des objectifs de recrutement? Disposez-vous d’éléments objectifs permettant de considérer que la situation du terrain ne justifierait plus ces engagements? Dans ce contexte, comment envisagez-vous l’avenir des académies de police? Cette attitude ne doit-elle pas faire craindre pour l’organisation des formations continuées tout au long de la carrière des agents de police?

Jan Jambon, ministre: Monsieur le président, chère collègue, je me réfère à ma réponse circonstanciée à la question de M. Peter Vanvelthoven posée tout à l’heure.

Je confirme les chiffres: presque 900 en 2014 après une formation fédérale complétée par des formations sollicitées et financées par les zones de police, comme Anvers. En 2015, 800 aspirants sont budgétés.Tout d’abord, il y a le dossier relatif aux pensions que j’essaie de régler au plus vite; je compte le finaliser pour la mi-décembre. Ensuite, il y aura le débat sur les tâches-clés et, enfin, l’exercice d’optimalisation au sein des services de police. Il faudra finaliser ces trois chantiers avant d’avoir une vue correcte des besoins en termes de policiers à former. Finalement, tout dépendra de l’issue des chantiers en cours.

Conformément à l’accord de gouvernement, nous allons rationaliser, par le développement de synergies, la collaboration entre les écoles de police. Ce sera une de mes priorités dans le domaine de la formation policière.

Mais soyez rassurée, le métier de policier est déjà assez difficile – nous l’avons vu ces derniers jours – que pour pouvoir se passer des formations continuées. Elles restent nécessaires et elles continueront donc à être dispensées.

Nawal Ben Hamou (PS): Monsieur le ministre, je vous remercie pour vos réponses.