santé

Les médecins-contrôleurs et les patients face aux maladies rares

Question orale de Madame la Députée Nawal Ben Hamou à Madame Maggie De Block, Ministre des Affaires sociales et de la Santé Publique, concernant le rôle des médecins-contrôleurs dans le cadre de maladies rares

Nawal Ben Hamou: Madame la Ministre, la reconnaissance de maladies complexes, invisibles, méconnues et difficilement identifiables fait régulièrement l’objet de débats. Les diagnostics posés dans ce cadre découlent souvent de plusieurs années de mal-être, d’examens multiples, de suivi sur une longue période de la part du médecin traitant et/ou d’un ou plusieurs praticiens spécialisés. Beaucoup de malade déplorent dès lors le fait que ces diagnostics soient alors remis en question par des médecins-contrôleurs, après une visite médicale généralement brève.
Une situation relativement stigmatisante pour les malades qui sont parfois dans l’impossibilité de prouver l’impact physique de la maladie malgré son ressenti et qui se répercute directement sur leur quotidien dans le cas d’une suppression des aides, allocations ou aménagements.
Mes questions sont donc les suivantes :
-Les médecins-contrôleurs font-ils l’objet de formation spécifique et continue ? Sont-ils sensibilisés à ce type de maladies ?
-En cas d’avis divergents entre le médecin traitant et le médecin-contrôleur, la loi prévoit le recours d’un médecin-arbitre auprès du SPF emploi, travail et concertation sociale. Combien de « litiges médicaux » ont été enregistrés ces dernières années ?
-Les médecins-contrôleurs sont-ils aidés par des critères précis et autres directives dans le cadre de l’évaluation des incapacités de travail liées à ces maladies spécifiques ?
Je vous remercie pour vos réponses.

Réponse de la Ministre: Je renvoie à la réponse de mon collègue, le ministre Peeters (question n° 892 du 7 juin 2016).