Le télétravail pour améliorer le bien-être des travailleurs?

Question de Madame Nawal Ben Hamou à Monsieur Steven Vandeput, Ministre de la Fonction Publique au sujet du « télétravail dans la fonction publique »

Le bien-être au travail dépend de plusieurs facteurs, dont celui de la proximité avec le lieu de vie ou a tout le moins la réduction des temps de trajets entre le domicile et le lieu de travail. C’est en cela que certains employeurs, dont les services publics régionaux, voient une alternative pertinente dans la mise en place du télétravail. Certaines missions sont, en effet, réalisées depuis le domicile. Nous constatons que, depuis les cinq dernières années, la tendance serait à la hausse parmi les travailleurs salariés. Une modification des habitudes qui figure parmi les solutions envisageables en faveur de la lutte contre le burn out ou la dépression chez les travailleurs.

Quel est le nombre de travailleurs du service publique fédéral qui bénéficient de travail à domicile? Combien de demandes sont en cours de traitement? Dans quels domaines du secteur public fédéral les demandes sont-elles les plus nombreuses? Dans quels domaines sont-elles applicables? Quel constat peut-on tirer de cette mesure d’adaptation sur le bien-être au travail de manière générale?

 

Réponse de Steven Vandeput, Ministre de la Fonction Publique

L’évolution du nombre d’agents de l’administration publique fédérale autorisés à faire du télétravail est la suivante : 

2012 3791 + 54,11%

2013 6137 + 61,88%

2014 16573 + 170,05%

2015 18285 + 10,33%

Au sein de l’administration publique fédérale, la plupart des organisations offrent la possibilité de faire du télétravail. 

Le top 10 des organisations octroyant les permissions de télétravail est :

  • carrefour de la Sécurité sociale — 75,86%
  •  Agence fédérale des Médicaments et des Produits de Santé — 63,76%
  • SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environne- ment — 59,22%
  •  SPF Technologie de l’Information et de la Communication –58,06%
  • 
 SPF Sécurité sociale –57,49%
  •  Famifed Ex Office national d’Allocations familiales pour Travailleurs salariés –55,63%
  •  Institut national d’Assurance Maladie-Invalidité –53,29%
  • 
 Bureau fédéral du Plan –53,06%
  • SPF Personnel et Organisation –52,39%
  • SPF Budget et Contrôle de la Gestion –49,32%

 

L’impact direct de ces mesures sur le bien- être au travail est difficile à démontrer. Le bien-être au travail est en effet une notion très vaste, qui englobe de nombreux aspects, tels que : la sécurité au travail, la protection de la santé du travailleur, la charge psychosociale, l’hygiène sur le lieu de travail, l’ergonomie et l’embellissement des lieux de travail. Le bien-être au travail est lié aux caractéristiques personnelles, à la situation au travail, à la situation à la maison. L’équilibre entre travail et vie privée en est également un facteur important. L’approche du bien-être au travail est dès lors complexe et requiert une politique organisationnelle intégrée, basée sur une responsabilité partagée des travailleurs et des employeurs.

En tant qu’employeur soucieux de la personne, nous devons nous préoccuper du bien- être de nos collaborateurs. Sur base d’une politique durable, orientée ‘personnes’ et ‘résultats’, j’ai l’ambition de développer l’administration fédérale pour en faire un employeur flexible et attrayant.

A cet effet, nous devons offrir au travailleur et à l’organisation suffisamment de possibilités en matière de flexibilité et de travail sur mesure. Encourager le travail indépendamment du lieu ou du moment où il se produit, en ce compris les possibilités de travail en bureau satellite et de télétravail, constitue précisément un moyen important à cet égard. Le travail actif, qui représente un défi et qui donne envie de travailler dans les meilleures conditions possibles, et qui utilise les nouvelles ressources technologiques, a un impact positif direct sur le bien-être de nos travailleurs, sur leur motivation et leur productivité. Eviter les déplacements inutiles est une dé-marche qui s’inscrit en outre dans une approche sociétale durable.

Les principes de confiance et de collaboration, associés à une responsabilisation maximale du travailleur et de l’employeur, constituent la base de ma politique.