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Le salaire minimum des jeunes: notre jeunesse en danger!

Question écrite de Madame Nawal Ben Hamou, Députée Fédérale, adressée à Monsieur Kris Peeters, Ministre de l’emploi, à propos du salaire minimum des jeunes. 

Question de Madame Ben Hamou:

Il y a quelques semaines, en séance plénière, je me faisais le relais de ces jeunes inquiets qui manifestaient. Ils sont inquiets, parce qu’au lieu de les aider dans cette période économiquement difficile, votre gouvernement a décidé de les punir. En effet, vous les punissez lorsque vous décidez de priver d’allocations les jeunes de moins de 21 ans qui n’ont pas réussi leurs études secondaires ou lorsque vous décidez de priver d’allocations les jeunes qui terminent leurs études après 25 ans car ils n’ont pu obtenir un parcours sans faute. Comme toujours avec votre gouvernement, ces mesures auront des conséquences capitales pour les jeunes fragilisés par un parcours plus difficile ou chaotique. Comme vous étiez en déplacement au Japon, c’est votre collègue le ministre Koen Geens qui a porté la réponse du gouvernement. Elle ne m’a pas rassurée car elle a mis clairement en évidence que votre gouvernement exclura 8 000 jeunes (2 597 et 5 244) du bénéfice des allocations d’insertion. Alors que le gouvernement Di Rupo avait décidé d’augmenter le salaire minimum des jeunes en vue de diminuer toute discrimination salariale basée sur l’âge, le gouvernement prévoirait de le diminuer.

1. a) Le gouvernement va-t-il, oui ou non, réformer le salaire minimum des jeunes? b) Si oui, selon quelles modalités?

2. Quelles en seront les conséquences tant pour les jeunes concernés que pour le budget de la sécurité sociale?

3. Avez-vous rencontré les jeunes manifestants comme votre collègue l’avait annoncé en plénière? Si oui, quel a été le contenu de la discussion?

Réponse de M.Kris Peeters, Ministre de l’Emploi:

Le 1er janvier 2015, les salaires minimums réduits des jeunes (18 à 20 ans inclus) furent entièrement supprimés pour tous les secteurs. Cela signifie qu’à partir du 1er janvier 2015, chaque travailleur de 18 ans ou plus a toujours droit au RMMM (Revenu Minimum Mensuel Moyen) national, comme prévu dans la CCT n° 43. Le RMMM national est un minimum. La plupart des secteurs prévoient toutefois un propre barème sectoriel supérieur au RMMM national réglé dans la CCT n° 43. Pour les travailleurs de ces secteurs, les propres barèmes sectoriels (supérieurs au RMMM minimal) sont applicables. Cette suppression des salaires minimums réduits a par conséquent son influence sur les secteurs ne prévoyant pas de propre barème sectoriel.
L’Accord de gouvernement 2014 ne prévoyait pas de réintroduction de ces salaires minimums réduits des jeunes.