230317

Découvrez ici la question d’actualité adressée au Ministre Jambon en séance plénière du 23 mars 2017 à propos du ras-le-bol des policiers.

Monsieur le Ministre,

Vous le savez, depuis des mois, les conditions de travail des policiers se dégradent et provoquent chez les travailleurs du secteur un ras-le-bol généralisé.

Manque de moyens, recrutement insuffisant, pression continue, multiplication des tâches en lien avec la menace terroriste, les hommes et les femmes de terrain n’en peuvent plus et rien n’est prévu pour les soulager et pour assurer un service adéquat aux citoyens.

Mais aujourd’hui, c’est de l’avancement barémique d’au moins 40 Divisionnaires qui vient s’ajouter à la grogne : une problématique qui n’est pas neuve, mais qui prend une dimension particulière dans ce contexte général. Et surtout, qui illustre le désarroi des policiers- ici en l’occurrence, certains cadres supérieurs- qui évoquent la possibilité de faire valoir leurs droits par voie de justice pour se faire entendre du Ministre.

Monsieur le Ministre, mon groupe est d’avis que l’ensemble des services de police, au regard de leur action déterminante et essentielle dans la lutte contre le terrorisme, mérite d’être traités avec respect, depuis l’agent de police jusqu’aux officiers supérieurs. Le minimum est de mettre tout en œuvre pour que leurs droits soient respectés.

D’où mes questions :

– Combien de commissaires sont concernés par la situation dénoncée par les organisations de travailleurs à ce jour ?

– Qu’est-ce qui vous a empêché à ce stade de réunir la commission de 7 personnes chargée d’examiner les dossiers au cas par cas ?

– Quel est l’impact budgétaire global qui vous fait reculer dans ce dossier ?

– Plus largement, qu’en est-il aujourd’hui de la concertation sociale avec les organisations représentatives des policiers ? Un calendrier de discussion est-il encore prévu?

Je vous remercie pour vos réponses.